D'un pas sûr et presque pressé
Mais tu te retiens de courir je le vois
Puis, une fois prés de moi, tu t'es arrêté
Je n'ose pas lever les yeux
Te regarder aurait été craquer
Et je n'ai pas le droit
Je ne dois pas faire ça
Soudain, d'une douceur ferme
Tu prends ma tête dans tes mains lentement
Je dois y mettre un terme
Les limites ont été franchies largement
Seulement je suis immobilisées
Ton odeur m'enivre pire que toutes les drogues
Je ferme les yeux et me laisse m'envahir
Non ! Il ne le faut pas ! Il faut tout stopper
Tu es ma branche d'acacia analogue
Sur laquelle je m'empale avec sourire
Pourquoi fais-tu ça ?
Tu sais très bien qu'on a pas le droit
Puis des larmes se mirent à couler le long de ma joue
Mes yeux sont toujours fermés
C'est alors que je me mets à trembler
Ma souffrance se fit flagrante, mais à quoi tu joues ?
Je n'arrive pas à te repousser, je t'aime trop
Tu parais si calme et si détendu
Que se passe-t-il dans ta tête tordus
Pour que tu n'es pas comme moi le c½ur gros ?
Tout d'un coup je sentis tes lèvres tendres
Pressées contre les miennes
Puis fougueusement sans que je m'y attendes
Tu m'étreints à en perdre haleine
Je ne comprends plus rien
A-t-il choisi de perdre son âme ?
De nous condamner, de rendre les armes ?
Je ne sais plus ce qui est mal et ce qui est bien


